MARTIN GUIGNARD


J'aime la poésie que je trouve tout autour de moi.
J'aime observer les gens et m'imaginer où ils vont.
J'aime me dire que je fais les choses trop vite, les reprendre calmement et les savourer en me disant que j'ai de la chance de pouvoir faire ça. Que j'ai de la chance de réaliser que j'ai de la chance.
Je suis optimiste et de caractère heureux ; mais cela ne veut pas dire que je me voile la face : je refuse simplement de voir une fatalité dans chaque difficulté. Je vois juste le bon en toute chose et en tout le monde. Comme disait Lord Baden-Powell, c'est dans le creux de la vague que la vie devient intéressante.
Une fois passés les embruns, je n'ai qu'une envie : c'est d'en retrouver plus loin.
J'aime la pluie : elle nous applaudit, nous lave, nous purifie. Elle m'apaise.
J'aime la musique et la valse où nous invite la vie. Il y a de la musique dans bien d'autres choses que les notes.
Ou alors ce sont les notes qui ne sont pas que dans la musique.
Étrangement, j'aime écrire sur ces pages blanches, entre une photo et un en-tête word ou wix. Écrire pour je-ne-sais-qui me pourra lire.
Écrire, pour avoir l'impression de laisser une trace, quelques mots dans le néant ou au coeur d'une micro-puce en Californie, enregistrés sur un nuage, sur un ciel bleu, dans l'iris de tes yeux.
Qui sait ?

